Alphabet et langue :
Deux mille ans avant Jésus Christ, les Imazighn écrivaient déjà leur langue, avec leurs propres caractères, dont certains dérivent des hiéroglyphes.
Par ailleurs, il y a lieu de signaler un amalgame dont il faut se méfier : le confusionnisme assez souvent commis entre les langues hamitiques, chamitiques, ou sémitiques. Si des linguistes ont convenu de désigner sous le vocable de hamitiques les langues africaines, rien ne permet de glisser de ce terme vers chamitiques, ou sémitiques, sous prétexte de parenté, notamment, par consonance semi identique, ou autre artifice.
Dans le même ordre d’idées, le Dictionnaire Encyclopédique du Christianisme ancien nous précise que : « on désigne sous le nom de langue chamitique celle utilisées par des populations prétendues issues de Cham, fils de Noé ». Ce même texte évoque certains apports réciproques de ces parlers avec les « langues hamitiques des populations géographiquement (nord) africaines et ethniquement blanches ». Toute déduction hasardeuse à une origine commune de ce qui est hamitique, chamitique, ou sémite, serait donc fortement trompeuse.
C’est complètement différent.
Ainsi, afin de marquer des limites à ne pas dépasser, et pour ne pas tout mélanger, il convient de rappeler que Cham et Noé sont des orientaux, sémites et asiatiques, qui n’ont jamais vécu en Afrique, et dont la venue au monde est largement postérieure à l’existences des Africains.